Interdisziplinäres Zentrum für die Erforschung der Europäischen Aufklärung

Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg Siegel

Interdisziplinäres Zentrum für die Erforschung der Europäischen Aufklärung

Das IZEA gehört zur Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg und befasst sich als Forschungseinrichtung zur Kultur- und Geistesgeschichte des 18. Jahrhunderts mit der Aufarbeitung einer Epoche, in der die Fundamente der modernen westlichen Gesellschaften gelegt wurden.

Forschungen zum 18. Jahrhundert

Das Forschungsprogramm umfasst Forschungs- und Editionsprojekte zur Universitäts-, Gesellschafts- und Kommunikationsgeschichte des 18. Jahrhunderts, zu den Feldern Anthropologie, Ästhetik, Kultur- und Wissenstransfer, Gelehrtenkultur und literarische Repräsentationsformen, zur Entwicklung von Kulturmustern, zu Aufklärung in globaler Vernetzung sowie zum Gartenreich Dessau-Wörlitz.

Aufklärungsforschung international vernetzt

Dank der exzellenten Bibliothek, der einschlägigen Editionsprojekte wie auch der geographischen Nähe zu wichtigen historischen Schauplätzen der Aufklärung mit ihren reichen Archiv-, Bibliotheks- und Kunstbeständen und der Kooperation mit bedeutenden Kultur- und Wissenschaftsinstitutionen zählt das IZEA heute zu den international wichtigsten Forschungsinstituten zur Aufklärung und ist Anlaufstelle für Wissenschaftler aus aller Welt.

Mission et aperçu de la recherche

Le terme " Lumières " désigne à la fois un programme, une pratique, et l'époque qui fut façonnée par ceux-ci. Les Lumières ont introduit de nouvelles approches dans l'histoire européenne qui jouèrent un rôle fondamental - dans les sociétés occidentales tout d'abord et ensuite bien au-delà - aux niveaux théorique aussi bien que pratique. La remise en question des ordres de connaissance, de croyance et d'action caractéristique du XVIIIe siècle a ouvert des espaces de liberté sans précédent qui ont permis à l'homme de pouvoir réévaluer et reconcevoir le monde, ce qui fut souvent accompagné par des revendications typiquement éclairées pour une pensée indépendante, une critique de l'autorité, et un droit à l'autodétermination. Pour la première fois, la conviction que l'homme pourrait connaître le monde au-delà des idées traditionnelles et des modèles conventionnels et pourrait le façonner selon ses propres idées normatives s'est répandue. Le fait que ces réclamations devaient s'appliquer par principe à tous les hommes, indépendamment de leur différence de statut, de sexe ou de capacités intellectuelles était également une nouveauté. Même lorsque le succès de ces revendications n'était que relatif, qu'elles dépassaient certaines limites ou qu'elles s'embourbaient dans une série de contradictions, le présent et le futur semblaient offrir une ouverture à de nouvelles dispositions pratiques grâce à une perception plus exacte et de meilleures normes ; il semblait possible de penser le monde, de réaliser le rationnel. Cette nouvelle liberté engendra également de nouveaux défis : comme l'évidence des ordres traditionnels du savoir était perdue, l'homme, ainsi libéré, dut constamment rendre compte de son identité ainsi que de la portée de sa raison, de la validité de sa foi, de l'authenticité de ses sentiments, des buts et des conséquences de ses actions, et des institutions qu'il fonda, que ce soient l'état et l'église ou la science et les arts.

Cette autonomie nouvellement acquise, qui se doit d'être prise en compte, généra donc une liberté ambivalente, non seulement une liberté d'agir de manière autonome, mais aussi un devoir d'agir de manière autonome. La sémantique, les ordres de la connaissance, les pratiques et les institutions, qui agirent comme de nouveaux modèles d'orientation, réagirent à cette chance, mais aussi à cette " coercition " de la liberté, avec parfois des revendications d'autorité d'autant plus fortes, de nouvelles définitions et de nouvelles distinctions entre les groupes sociaux ou ethniques, entre les sexes, entre la raison et les émotions, etc. Dans leur ambivalence, puisqu'ils rendaient la liberté possible tout en exigeant une définition de celle-ci, ces nouveaux modèles furent non seulement constitutifs des Lumières en tant que processus historique, mais eurent également des effets multiples qui persistent jusqu'à ce jour.

Racines historiques et connexions actuelles

La recherche au Centre est basée sur l'idée que l'étude des accomplissements historiques aussi bien que des problèmes engendrés par les Lumières est utile pour comprendre les problèmes actuels. Cela n'est pas dû à une intemporalité supposée des idéaux des Lumières, mais plutôt au fait que cette période a été décisive pour façonner la modernité du monde occidental. Étant donné que les efforts de réorganisation des Lumières englobèrent tous les aspects de la vie, une image suffisamment complexe de ces processus ne peut être obtenue qu'à travers un réseau interdisciplinaire. Les fondements interdisciplinaires des études des Lumières, représentés par différentes sociétés d'étude des Lumières (DGEJ, ASECS) et revues scientifiques dédiées à ce thème (Das 18. Jahrhundert, Aufklärung, Journal for Eighteenth-Century Studies, Dix-huitième Siècle) le montrent. L'IZEA bénéficie d'un champ de recherche particulièrement diversifié, grâce à la collaboration de chercheurs dans les domaines de la philosophie, de la théologie et de l'histoire, de la philologie allemande, romane et anglaise, de la musicologie, des études religieuses et de l'histoire du droit (en tant que membres du conseil d'administration et du personnel). La nouvelle chaire Alexander von Humboldt pour l'Étude de la Culture Écrite Moderne et du Transfert Européen des Connaissances (Alexander von Humboldt-Professur für Neuzeitliche Schriftkultur und Europäischen Wissenstransfer) est intégrée dans la structure de l'IZEA. L'IZEA jouit également de partenariats au sein de l'université pour des projets en cours sur l'étude du piétisme ainsi que l'histoire de la médecine.

Orientation internationale

L'orientation internationale de l'IZEA résulte entre autres de son objet d'étude. Le sujet de recherche du Centre porte spécifiquement sur les Lumières européennes. Cela n'implique pas une vision eurocentrique, mais plutôt la volonté d'étendre la recherche au-delà des traditions culturelles nationales. La nature transnationale des Lumières repose avant tout sur un héritage chrétien européen commun ainsi que sur une culture académique et aristocratique commune. Le programme des Lumières en tant que processus historique englobait donc l'idée d'une diffusion quantitative au-delà des frontières, ainsi que d'une amélioration qualitative par l'apprentissage mutuel. La chaire Alexander von Humboldt pour l'Étude de la Culture Écrite Moderne et du Transfert Européen des Connaissances (Alexander von Humboldt-Professur für Neuzeitliche Schriftkultur und Europäischen Wissenstransfer) entre autres, examine cette dimension. Par conséquent, la dimension " européenne " des Lumières étudiées à l'IZEA dénote non seulement la possibilité d'une diversification géographique des sujets d'étude, mais aussi les moments de traduction, de transfert ou d'hybridation qui résonnent dans toutes les manifestations des Lumières. Ainsi, les espaces de résonance à étudier ici vont bien au-delà de l'Europe lorsque cela se justifie. Le but n'est pas de rejeter les spécificités nationales ou régionales (telles qu'identifiées par la recherche) ou les revendications correspondantes d'unicité (telles que revendiquées par les acteurs de l'époque); mais plutôt de les aborder comme des tremplins pour - plutôt que des obstacles à ­- l'étude de la dimension européenne des Lumières, car elles en constituent un élément indispensable. Au niveau de la recherche, une telle dimension européenne est explorée au moyen de collaborations internationales.

Réseau de recherche en Allemagne centrale

L'IZEA est ancrée au cœur de l'un des domaines les plus productifs de l'Europe des Lumières. La région d'Allemagne centrale fut en effet le berceau des Lumières allemandes (englobant aujourd'hui à peu près les États fédéraux de Saxe-Anhalt, de Saxe et de Thuringe). L'université de Halle fut fondée en 1694 en tant que première université des Lumières orientée vers la réforme. Non loin de Halle, la ville de Leipzig fut une plaque tournante importante pour les Lumières Eudémonistes " bourgeoises " et ses activités intellectuelles et éditoriales. À la fin des Lumières, les princes de Dessau menèrent une politique de réforme exceptionnellement cohérente et durable avec la création des jardins de Dessau, qui exercent encore une grande fascination de nos jours. En termes philosophiques et littéraires, Weimar et Iéna jouèrent le rôle de centres de premier ordre ayant un rayonnement international. A cela s'ajoute la présence en Allemagne centrale d'un large éventail d'auteurs et d'institutions particulièrement actifs, qui initièrent la production d'œuvres exceptionnellement denses et abondantes au cours du " long XVIIIe siècle ". Aujourd'hui, la région abonde en lieux historiques extrêmement importants pour la recherche, car ils disposent d'archives, de bibliothèques et de collections d'art très riches, à Halle même ou dans la région. En outre, l'IZEA peut coopérer avec une série d'institutions culturelles voisines, dont certaines avec un rayonnement national ou international (Klassik Stiftung Weimar, Kulturstiftung DessauWörlitz, Franckesche Stiftungen), d'autres ayant une importance régionale et permettant d'offrir une plus grande visibilité publique au patrimoine des Lumières.

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